Mis à jour le 11 janvier 2019

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Samedi 23 mars 2019 à 15 heures

Lise Demailly – exerçant à Lambersart, membre du Cercle freudien

Malaise dans la civilisation et dans la psychanalyse : la question de la nature

«La question décisive pour le destin de l’espèce humaine me semble être de savoir si et dans quelle mesure son développement culturel réussira à se rendre maître de la perturbation apportée à la vie en commun par l’humaine pulsion d’agression et d’auto-anéantissement. » S. Freud, 1995, Malaise dans la culture p. 89.
« Plus encore que la guerre nucléaire, la crise écologique est, je crois, la plus grande menace à laquelle l’humanité ait eu collectivement à faire face… Mon hypothèse est pour affronter cette crise, l’homme est entravé par une lourde est envahissante apathie reposant dans une large mesure sur des sentiments et des attitudes donc il n’est pas conscient. L’absence de travaux analytiques sur cette question me laisse penser que nous autres analystes sommes nous aussi soumis à l’apathie commune.» Harold Searles L’environnement non humain Gallimard (1960) 1986, p 17

 

Le propos partira du constat d'une double énigme : la dégradation de la nature est très peu évoquée par les textes de ceux des psychanalystes qui s’autorisent, en tant qu'analystes, à l’intervention politique (ce avec lequel on peut n’être pas d’accord, mais là n’est pas la question) ; de plus, alors que de nombreux éléments naturels sont évoqués dans les cures, l'écho en est très faible dans les textes analytiques.
On proposera quelques axes de réflexion.